Kazuo était étendu a terre, un flot de sang s'échappait de la plait du Fils Hihyougan, la lame illusoire l'avait presque coupé en deux... Bientôt, son corps cessa de trembler, son c½ur de s'affoler, ses poumons de respirer. Kazuo ferma les yeux, pour ne plus les ouvrir.
Et il y eu des cris.
Une musique entrainante s'éleva dans toute la pièce, Amaya se sentait déjà agacée : super ! Un combat final déguisé en bal !! En plus Amaya n'aimait pas danser, c'est dire.
De plus en plus irritable, Amaya se jeta sur Hataru ; il fallait qu'elle passe ses nerfs sur quelqu'un ! Alors qu'elle s'attaquait à son adversaire avec de plus en plus de panache, Amaya abandonna Hataru à Ikuo et Hitomi, qui l'avaient rejoint ; il se passait quelque chose. Reita Hihyougan était enfermé dans une cage disproportionnée, pourtant ce n'était pas ca qui avait détourné Amaya de son adversaire, Kazuo et Jiro avaient les yeux vides, ils regardaient, mais leurs yeux s'arrêtaient dans le néant, bientôt elle comprit : ils étaient en proie à une illusion du Hihyougan qui leur faisait face. Amaya s'avança lentement de la cage, et posa sa main sur la surface lisse et froide, rigide, solide, destructible. Elle l'écrasa. Sa main broya le barreau face à elle et courba une bonne partie des autres ; la cage était ouverte, le Hihyougan a sa merci, bloqué dans ses propres illusions : Amaya frappa, ou voulu frapper. Une force hors du commun la projeta en arrière et elle percuta l'une des nombreuses colonnes de pierre qui ornaient la pièce. Elle perdit connaissance.
Ikuo n'en revenait pas : de la musique ! On aurait tout vu ! Amusé par l'idée grotesque du Hihyougan, il en avait presque oublié ou il était, quelques secondes plus tard, il se lançait à l'attaque d'Hataru qu'Amaya combattait déjà ; Hitomi leur porta secours et, tous les trois prirent peu à peu le dessus sur leur adversaire. Puis Amaya partie, elle parti et Ikuo perdit pied, effrayé à l'idée qu'il lui arrive malheur. Il entendit alors un bruit sourd, tourna la tête, Reita Hihyougan était enfermé dans une cage... dont les barreaux avaient été écrasés, avait-il une telle force ? Pourtant, Ikuo ne pouvait croire que l'affaissement des barreaux ait pu créer un tel brouhaha, le c½ur crispé, il promena ses yeux jusqu'à l'autre bout de la pièce, Amaya gisait sur le sol, inconsciente. Alors il y eu un cri, des cris. Mais pas pour elle ; Hitomi avait arrêté de combattre, elle observait au loin, une petite silhouette noire affalée sur le sol : Kazuo. Le fils Hihyougan perdait bien plus de sang qu'il ne semblait possible, à ses côtés, Jiro restait tétanisé, les yeux écarquillés, il observait son 'frère' comme s'il était déjà mort. Car il l'était, mais Ikuo ne l'apprit pas car au même moment, un coup violant asséné à la nuque l'envoya à terre, rejoindre Amaya dans l'inconscience. Près de lui, Hitomi et Reï reçurent le même traitement.
Ils étaient tous tombés, ce n'était certes qu'un faible clan, mais Chiyoko avait voulu croire en sa force, en sa chance. Elle avait voulu croire qu'un jour, avec ce clan, Reita Hihyougan ne serait plus qu'un souvenir. Il ne restait que Jiro, enfermé dans ses illusions, inutile. Chiyoko se détendit, abandonna l'étreinte irréelle qu'elle exerçait sur elle-même. Sa puissance se libéra, et, peu à peu, elle recouvra son apparence d'origine. Le maître Hihyougan tourna vers elle ses yeux bleus vides de sens. Etirant ses lèvres jusqu'à épuisement, il semblait se délecter de la scène, Chiyoko le sentait. Le comprenait. Elle aussi s'était délectée de ces images de massacre, lorsqu'elle avait eu la toute puissance des Hihyougan ; comment ne pas y succomber ? Pourtant cette fois ci, elle se refusait à croire en cette image atroce, cette fois ci, elle avait perdue. Hataru s'approcha d'elle. Irréelle. A quoi dont pensait-elle ?! Le maître Hihyougan ne mit pas en garde sa seule alliée, alors tout ceci était calculé, à la fin, il ne devait plus y avoir qu'eux deux ? Tout ceci devait se terminer comme cela avait commencé ? Juste eux ? Hataru n'était plus qu'a quelques mètres, bientôt, en tendant le bras, Chiyoko pourrait la toucher. Elle tandis le bras, saisit la tête de la vampire, et raffermit sa poigne. La tête éclata. Autour de Chiyoko, le monde semblait comme irréel. Depuis combien de temps n'avait-elle pas vu au travers de ses yeux Hihyougan ? Elle voyait tout à la fois, le monde, le monde en couleurs inversées... Et même des pouvoirs autres, que Jiro n'avait pas eu le temps de découvrir ; elle voyait le monde en noir et blanc, et dans d'autres couleurs, bien plus de couleurs que ce que l'être humain n'avait jamais vu, des couleurs que l'esprit humain n'était même pas capable d'imaginer, les véritables couleurs du monde. Bien plus merveilleuses que les autres. Chiyoko voyait les formes, les formes qu'aucun être humain, aucun vampire, ne pouvait concevoir, des formes irréelles, elle voyait comment se dessinait l'illusion de Reita Hihyougan, elle voyait chaque ondulation de l'air, chaque parcelle de vie, tout était apparent, elle voyait avec l'Oeil d'un Dieu. Sa main salie de sang se saisit d'une fine ligne, visible par elle seule, et par le Hihyougan qui lui faisait face. Elle tordit la ligne, l'étira, la brisa. Effaçant l'illusion de son adversaire, libérant Jiro de sa terreur, lui-même sombrant dans l'inconscience. Ils n'étaient plus que deux. Deux pour terminer ce qui n'aurait jamais dû commencer. Un combat entre Dieux.
Chiyoko cria, appela, appela avec des sons que personne n'aurait pu entendre, trop aigus, trop graves, des sons inconcevables. Mais pas pour un Dieu. Face à elle, Reita Hihyougan souriait de plus belle, avait-il donc compris que c'était la fin ? N'avait-il donc jamais vécu que pour cette fin ? Si atroce soit-elle ? Lui aussi, se mit à crier, sa voix trop aigu et trop grave pour que quiconque d'autre ne puisse l'entendre traversait le ciel. Leurs deux voix se mêlèrent, s'échappèrent vers les nuages, au dessus du ciel, plus loin encore que possible, leurs cris, à l'unisson, atteignirent les seuls alliés qu'il leur restait. Invitant à combattre les seules créatures capables de les vaincre. La seule qui pouvait tuer Reita ; le Sang. La seule qui pouvait tuer Chiyoko ; l'Ombre. Les Dieux s'invitèrent dans le manoir, brisant de leurs cris chaque vitre, aspirant chaque âme de leur souffle, leur présence écrasante s'installa au dessus des deux rescapés. Le souffle chaud du Sang s'égara jusqu'à la nuque de Chiyoko ; quoi qu'il arrive, elle se savait perdue, et Reita aussi.
Ils les avaient fait venir, les Dieux. Puisqu'ils ne pouvaient se combattre, alors les Dieux combattraient pour eux. Mais Chiyoko savait que tout ceci était idiot. Ils étaient Hihyougan : Si l'Ombre mourrait, les Humains mourraient, et les Hihyougan aussi, puisqu'ils étaient humains, un peu. Si le Sang mourrait, les vampires mourraient, et les Hihyougan aussi, puisqu'ils étaient créations du Sang. Alors où ce combat les mènerait-il ? A quoi bon combattre si c'était pour perdre à tout prix ?
C'était leur seule chance, à tous les deux. Les Dieux ne joueraient plus de leurs vies. Ils ne seraient plus les armes des Dieux, se disputant un monde. S'ils voulaient obtenir ce monde, alors qu'ils combattent, mais eux ne se battraient plus. Lentement, Chiyoko s'approcha de celui à qui elle avait été mariée il y a bien longtemps. Se levant, Reita Hihyougan la pris dans ses bras, saisit sa main, écoutant le doux air entrainant de la musique qui raisonnait dans la pièce, les deux Hihyougan dansèrent lentement, oubliant chaque chose autour d'eux, oubliant les amis morts, oubliant les Dieux et leur querelle. Ensemble, ils vivaient leurs derniers instants.
Jiro se réveilla difficilement. Ignorant jusqu'à la raison de son sommeil, il se redressa, les yeux embrumés par le sommeil. (Surtout le gauche -_-'') Il n'entendait pas le combat des Dieux au dessus de sa tête, il ne voyait pas le corps mutilés de ses amis. Une joie idiote s'était emparée de lui, balayant tout le reste, jusqu'à la mort de Kazuo. Kazuo...
!!
Ce fut comme un coup de poing d'une force titanesque porté à l'estomac, à la poitrine, au c½ur... Kazuo était mort !
Jiro ferma les yeux, les rouvrit, même le gauche, observa : Kazuo était là, à terre, ne bougeant plus. A quelques mètres, Hitomi gisait à Terre elle aussi, près de Reï. Plus loin, ce fut Ikuo, puis Amaya qu'il découvrit inconscients, tous les deux. Tous terrassés par une force mystérieuse, celle de Reita Hihyougan. Jiro ne s'attarda pas sur le corps sans tête à quelques pas de lui, comment aurait-il pu identifier Hataru après tout ? Retenant difficilement ses larmes, il s'efforça à s'éloigner de Kazuo, et se précipita vers Amaya. Amaya... Pourquoi avait-il fallut qu'il la rencontre un jour? Tout ceci, tout ce qu'il avait vécu depuis ce jour, dans le laboratoire, lorsqu'il l'avait aide à s'échapper, tout ceci ne serait pas arrivé! Il n'aurait pas pleuré la mort de Shô, ni celle de Kazuo, puisqu'il ne les aurait pas connus ! Il n'aurait pas eu à observer Reï au bord de la mort, pas eu à découvrir Ikuo, tombé du 4° étage d'un château en flamme, pas eu à revoir encore et encore la mort de son père alors qu'Amaya fouillait dans ses souvenirs. S'il n'avait pas connu Amaya, s'il ne l'avait pas vue... et puis c'était idiot ! Comment avait-il pu ... ?!
Jiro pleurait à chaude larmes, on lui avait même volé son nom, son identité, sa vie toute entière, aussi misérable fut-elle, valait mieux que la disparition de ces imbéciles qui l'avait conduit en Enfer, car ses imbéciles étaient ses amis, et Amaya était celle dont il était tombé amoureux comme un imbécile endurci et récidiviste! Elle saignait, Amaya saignait, sa tête avait cogné fort contre la colonne et à présent elle saignait, et lui était là, comme un idiot, a tenir contre lui son corps meurtri qu'il ne pouvait soigner, réparer... le sang noir des vampires tachait sa chemise blanche pleine de son propre sang, de celui de Kazuo, celui de Shô... et de combien d'autres encore ? Jiro pleurait, pleurait toutes les larmes qu'il n'avait pu pleurer. Il pleurait pour Shô, qui n'avait pas du voir là mort arriver, pour Kazuo, qui l'avait sauvé au prix de sa propre existence, pour Hitomi, abandonné par un frère sans savoir même qui il était pour elle. Jiro pleurait... se remémorant les mots désassurés de Kazuo : «
Lorsque tout ceci sera fini, je dirais à Hitomi qui je suis vraiment. » crétin, il ne pourrait jamais lui dire la vérité. Jamais. Jiro attrapa le corps d'Amaya, sa peau devenait froide, son souffle devenait irrégulier... alors c'était la fin ? Il mena la vampire jusqu'au corps d'Ikuo, non loin de là, lui n'était ni mort, ni mourant, cette découverte arracha un sourire à Jiro, un espoir, certainement vain. Le corps tremblant, il secoua Ikuo, le tourna jusqu'à ce que l'inconscience le lâche, Ikuo ouvrit les yeux.
«
Ikuo !! Ikuo ! Amaya, Kazuo, ils sont, Hitomi... Reï aussi je... j'ai pas pu... ils ont... La voix de Jiro se brisa, comment en dire plus ? Les larmes coulaient le long de ses joues, sa gorge se serrait, son c½ur lui faisait mal, ses muscles se contractaient, ses yeux refusaient de se fermer, ses mâchoires écrasées l'une contre l'autre, ses tremblements vains, il était pitoyable, mais à quoi bon penser à tout cela ? Ils étaient morts... Amaya était morte, le monde avait cessé de tourner.
_
A-Ama... Amaya ! »
Ikuo pleurait aussi à présent, subissant les mêmes souffrances que son ami. La Terreur s'emparait d'eux, trop vite, trop fort, pour qu'ils ne songent à y survivre.
Puis la musique vain à leurs oreilles, le vacarme des Dieux se fit entendre, ils relevèrent la tête, stupéfiés. Devant eux, les deux Hihyougan dansaient à en perdre la tête alors que deux formes gigantesques se livraient bataille.
«
Le Sang... reconnu Jiro, parvenant mal à masquer les tremblements de sa voix.
_
Et l'Ombre... »
Jiro se leva d'un bond, son corps cessa de trembler, ses yeux de pleurer, ses muscles se décrispèrent, il abandonna Amaya dans les bras de son ami, couru.
Si le Sang et l'Ombre combattaient, alors une espèce toute entière allait disparaître, c'était inévitable à présent. Jiro songea à sa mère, a son père, sa petite s½ur aussi, qu'il n'avait jamais revue. Quelques visages passèrent devant ses yeux lui criant que l'humanité ne devait pas s'éteindre, puis tout autre chose...
Il y avait une petite fille avec de grandes couettes blondes, mine de rien, elle avait passé son 600ème anniversaire et avait un caractère froid et glauque ! Pourtant elle était souriante et maternelle... elle lui avait arraché son nom, mais lui en avait offert un nouveau... Chiyoko...
Et puis il y avait un autre garçon, les cheveux roux, un grand sourire sur son visage, avec son fichu caractère surexcité, il venait le réveiller tous les matins à l'aube et s'amusait à le faire tourner en bourrique à longueur de journée... Ikuo...
Aussi il y avait ce garçon là, tout d'abord ils avaient combattu, puis ils étaient devenus amis, ses conseils étaient censés et sa voix grave donnait à Jiro l'impression d'une sécurité omniprésente, comme un grand frère... Kazuo...
Il y avait aussi ces deux là, froids et distants, pourtant toujours présents, et puis cette gamine aux cheveux roses pâles, qui avait perdue la mémoire et ne se doutait pas qu'elle eut un frère... Shô, Reï, Hitomi...
Et aussi... surtout... il y avait Amaya. Son visage froid et colérique, son corps couvert de blessures, ses yeux couleur de sang, son sang noir qui la dévorait elle-même... son sourire, rare, indélébile. Merveilleux.
Eteint.
Jiro courrait, il se souvenait de son nom : Yasahiro. Mais quelle importance ? Il n'était pas Yasahiro, ne l'était plus, ne l'avait jamais été ! Il était Jiro, un Hihyougan, il était de l'autre monde, celui ou l'on vit la nuit, celui ou l'on fuit les Hunters, celui ou on combat les clans... le monde des vampires... C'est ce monde là qu'il voulait sauver, peut lui importait l'humanité à présent. Sa mère ? Il ne l'aimait pas. Sa s½ur ? Il ne la connaissait pas ! Il n'avait qu'eux, les Chiyos, alors si un Dieu devait mourir, ce serait l'Ombre, jamais le Sang ne devait perdre la vie, le Sang... il était son seul espoir qu'Amaya rouvre les yeux. Amaya et les autres.
Jiro couru jusqu'au couple Hihyougan qui dansait a tue tête, lamentables. Résignés. Bien sur lui-même savait que si l'un des deux Dieux mourrait, alors il mourrait avec lui, mais qu'importe ? Plus que lui, plus que Chiyoko, plus que Kazuo... C'était Amaya, Amaya avant tout, qu'il voulait voir survivre...
Jiro s'arrêta net, se détourna des imbéciles surpuissants qui dansaient toujours et activa son ½il, le Sang frémit, grogna, décela près de lui le guerrier qui se servait de ses yeux pour combattre, pour l'aider... lui offrait-il ses yeux ?
Jiro attendait, inlassablement. Le Sang prendrait ses yeux, il les prendrait, et avec cette force, vaincrait l'Ombre. Il voulait y croire.
Une sensation de froid le pris alors. Une brûlure dans ses yeux, de la glace dans son corps, ses yeux s'arrachèrent à lui, lui arrachant un ultime cri, un ultime espoir. Ses dernières pensées furent pour Amaya.
«
Amaya ?_
J'arrive, laisse moi un peu de temps..._
... Il t'aimait tu sais... vraiment..._
Je sais......
_
Ikuo..._
Oui ?_
Raconte moi._
... _
S'il te plait, Ikuo. Raconte-moi... Je veux savoir! »
Ikuo hocha la tête, lentement, observa un moment encore la tombe devant laquelle ils se trouvaient, puis commença son récit.
Comment Jiro lui avait confié Amaya, comment il s'était élancé vers les Dieux. Et puis le Sang, qui avait arraché ses yeux à son Fils. Puis le combat divin, le manoir s'écroulant sur les Hihyougan qui dansaient encore, perdues dans la folie, la mort de Chiyoko, le combat des Dieux, la mort de l'Ombre. Le Sang, la ramenant à la vie, elle. Amaya.
La voix inhumaine déclarant que c'était là le cadeau qu'il faisait à celui qui lui avait rendu ses pouvoir, et offert la victoire, à Jiro. Puis le réveil d'Amaya, dans le cimetière où ils ses trouvaient à présent.
Ikuo conta comment il avait déterré les corps de leurs amis de sous les gravas pour les enterrer ici, à leurs pieds, dans l'arrière cour du manoir Hihyougan. Sur une île perdue en plein Pacifique.
«
Et Jiro... ? _
Je n'ai pas trouvé son corps, ni celui de Reita Hihyougan d'ailleurs... _
Ils sont morts ?_
... Oui. »
Amaya leva les yeux au ciel, une odeur de mort s'échappait de chaque parcelle de ce monde. Il n'y avait plus d'humains nulle part. Quelque chose en elle lui criait qu'il n'y avait plus de vampires non plus... après tout, le Sang voulait cette Terre pour lui seul, et si eux deux vivaient encore, c'est qu'il avait une dette envers Jiro...
Une bise légère s'éleva de l'ouest, et vain frapper le visage d'Amaya. Lui arrachant une larme. Puis deux...
«
Allons-y Ama... il n'aurait pas voulu qu'on le pleure... _
Je sais, il était idiot. »
Ikuo l'aida à se redresser et désigna le manoir de la main, il leur restait un corps à trouver pour faire leur deuil. Si ce corps existait.
Quelque part, au dessus des nuages, au delà du ciel, loin derrière l'univers, le Sang s'amusait de sa victoire, avec un invité fort particulier, puisqu'il avait été son seul allié durant la guerre. Jiro, aveugle, écoutait le chant mélodieux du Sang. Conscient qu'il était plus prisonnier qu'invité dans le monde céleste. Heureux, il écoutait le Sang chanter la vie d'Amaya, à des milliers d'années lumière de lui. Il lui semblait pouvoir la toucher en tendant le bras, pourtant, ils seraient séparés à jamais.
Alors ils pleuraient, à l'unisson.